Crash aérien

Par • 7 juin, 2009 • Catégorie: Edito • Nombre de lectures : 2 420 views

1 Star2 Stars (No Ratings Yet)
Loading ... Loading ...

Le crash aérien du vol AF447 est bien entendu dramatique. Tout ceux qui sont habitués aux voyages aériens n’ont aucun mal à se mettre à la place des 228 disparus et à imaginer comment les dernières secondes ont certainement été très difficiles.

Cela fait maintenant une semaine que les journaux et les sites internet relaient des informations qui se contredisent les unes les autres. Tout le monde avance sa propre explication du crash: c’est la foudre pour l’un, la vitesse trop basse pour l’autre, un séisme pour un troisième ou bien encore une collision avec une soucoupe volante ou une météorite pour un quatrième. Mais ont-ils tout envisagé ?

Dès le départ, la thèse d’une bombe à bord était écartée puisque les autorités avait connaissance de la suite de messages automatiques émis depuis l’appareil vers les services de maintenance de la compagnie aérienne (ou d’Airbus ?).

Le week-end, il y a une émission télévisée qui reconstitue les événements intervenus lors de différents crash aériens. L’une de ces émissions, concernait l’accident qui avait décimé tous les occupants d’un airbus d’une compagnie russe. En écoutant les enregistrements, les enquêteurs avaient constaté que le commandant de bord avait laissé prendre les commandes à sa fille et à son fils. Cela s’était passé correctement pour la fille puisque le pilotage automatique était enclenché. Pour le fils ce fût la fin de l’aéronef. Celui-ci avait décidé de faire virer l’avion ce qui avait coupé une partie des commandes du pilotage automatique sans que les pilotes ne s’en rendent compte. L’avion s’était ensuite retrouvé en décrochage. Les pilotes avaient tenté de reprendre l’appareil mais sans succès. Le plus tragique étant que l’enquêteur précisait qu’il aurait suffit qu’ils ne fassent que rebrancher le pilotage automatique. L’avion aurait repris de lui-même la bonne position. Et voila, comment la fatalité s’abat sur les passagers à cause de l’inconscience et du manque de formation d’un pilote.

Pour en revenir au vol Rio-Paris, il est certain qu’avec un tel événement, les PKT de tous horizons sont de sortie. La lecture des commentaires sur les blogs est édifiante. Cela avait commencé sur la polémique concernant les horaires. Aux premières informations l’avion était attendu à 11h15 à Paris alors qu’il se trouvait, d’après les reporters, au niveau des côtes Brésiliennes. Ce devait être un A330 en forme de concorde… Il y a également eu quelques commentaires sur les distances nautiques puisqu’un article d’un journal online parlait de mille nautique. D’après ce que j’en comprends, il faut parler de nautiques et de milles marins… Mais jamais de milles nautiques qui n’existent pas.

Le summum revient, à mon sens, à deux PKT. Le premier, un pilote qui répondait en chat aux lecteurs du monde. Un internaute demandait à quoi servait les démonstrations des hôtesses avec les gilets et si, en cas d’amerrissage, il y avait beaucoup de survivants. Le pilote à répondu: « L’amerrissage réussi relève du miracle. Cependant, il serait inconcevable de ne pas mettre ni canots ni de gilets de sauvetage de manière à aider un peu le miracle si celui-ci se produisait ». J’ai bien fait de ne jamais m’occuper des démonstrations des hôtesses, je ne crois pas aux miracles.

Le second, une internaute qui s’étonnait que sa question au pilote n’ait pas été retenue. Elle demandait : « Pourquoi ne pas doter de sièges éjectables les avions de ligne ? ». C’est vrai quoi, personne n’y a pensé. Un siège éjectable que tu peux déclencher à 37000 pieds d’altitude en appuyant sur le bouton « appel hôtesse ». C’est pourtant pas très compliqué, il faut revoir la carlingue pour y mettre une trappe pour chaque fauteuil ou une trappe pour toute une rangée de fauteuil. Ou alors, il faut que l’avion s’ouvre en deux et que toutes les rangées sautent en même temps avec les dommage collatéraux potentiels. Ensuite, il faut que les passagers sachent se servir de parachutes, résistent à la température extérieure, au manque d’oxygène et à l’atterrissage ou l’amerrissage. Dans ce dernier cas, il faut que les fauteuils soient équipés de boudins gonflables pour flotter et si possible garder les survivants à l’abri des requins.

Ils s’y mettent dès demain chez airbus à redessiner les avions pour que chacun puisse s’éjecter. L’hôtesse m’embête, je m’éjecte.

Si Hortefeux était encore ministre de l’immigration, son humanisme lui aurait dicté de demander que les charters pour les retours au pays soient systématiquement équipés de sièges éjectables pour protéger la vie des expulsés…

Marqué comme:

est
Email à cet auteur | Tous les Articles par

Laisser un Commentaire

:p 8) :lol: =( :8 ;) :(( :o: :[ :) :D :-| :-[) :bloody: :cool: :choler: :love: :oups: :aie: :beurk: